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SPÉCIAL ELECTION 2015 (Article 26/29)

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Extension de OUIGO sur le Réseau Atlantique 

 

La SNCF a présenté, le 3 septembre 2015, sa nouvelle offre de voyages longue distance.  La gamme SNCF se divise désormais en trois niveaux :

·         -->  TGV pour "le voyage à grande vitesse et haute qualité de service",

·         -->  Intercités et TER pour "le voyage accessible au cœur des territoires",

·         -->  l'offre multimodale #OUI pour "le voyage essentiel à tout petit prix".

Cette conférence de presse avait essentiellement pour objectif de présenter la nouvelle offre low-cost intégrée désormais sous la marque #OUI. Dans un contexte économique morose marqué par la Loi Macron et l'ouverture à la concurrence des autocars longue distance, mais également par le développement du covoiturage, SNCF a décidé d'anticiper sa riposte.

 

Cette offre à bas prix s'articule autour de deux offres :

·         L'offre ferroviaire, avec les TGV OUIGO qui vont être déployés sur le Nord et l'Ouest de la France. Au total huit nouvelles gares seront desservies: Tourcoing, TGV Haute-Picardie, Roissy-Charles de Gaulle Massy TGV, Le Mans, Angers, Rennes et Nantes.

·         L’offre autocar avec OUIBUS qui remplace iDBUS. L'objectif de OUIBUS  est de se positionner sur le marché de l'autocar longue distance face à d'autres concurrents  comme Isilines ou Flixbus.

La FGAAC-CFDT n'a cessé de dénoncer depuis les premiers débats autour du projet de Loi Macron que la libéralisation du secteur des autocars longue distance allait rentrer en confrontation directe avec les trains IC, TER et même TGV qui sont sur le même marché. La FGAAC-CFDT avait d'ailleurs à ce titre soutenu l'amendement au projet de loi qui instaurait un mécanisme permettant aux AOT (Autorité Organisatrice de Transport) d'émettre un droit de véto à partir d'une externalisation de trafic d'au moins 100 km.

La FGAAC-CFDT avait de plus souligné que la SNCF partait avec un handicap flagrant en assumant plus de 90% du déficit d’exploitation des TET. En parallèle, la contribution autoroutière est purement symbolique et la loi Macron établit finalement une distorsion de concurrence entre le rail et la route à l’avantage du second.

Face à cette réalité, la FGAAC-CFDT a exigé de la part de l'entreprise une réponse stratégique forte. Désormais au pied du mur, SNCF ne pouvait de plus se permettre d'adopter une position purement défensive comme elle l'avait fait pour le Fret. SNCF n'avait d'autres choix que de démontrer ses capacités en termes de réactivité d'entreprise pour contrer les effets néfastes de cette loi et préserver ses activités.

Pour autant, la FGAAC-CFDT a mis en garde la Direction du Groupe Public Ferroviaire sur le risque de développement de la « plurimodalité », c’est-à-dire la possibilité ouverte pour la SNCF de développer différents modes de transports autres que nos circulations ferroviaires habituelles sur des relations géographiques et des horaires identiques.

Les premiers TGV OUIGO ont été mis en circulation en avril 2013 sur le Réseau Sud-Est. Malgré les jeux d'équilibristes réalisés dans le positionnement horaire de ces trains, les TGV OUIGO ont eu un effet direct sur les TGV Inter-secteur : plusieurs liaisons ont en effet été supprimées et les équilibres de charge entre les Établissements bouleversés.

L'extension de l'offre OUIGO2 sur l'Atlantique et le Nord le 13 décembre prochain va venir se substituer directement à des TGV inter-secteur Lille/Rennes et Lille/Nantes. Une seule liaison entre Tourcoing et Lyon est en réalité créée et la FGAAC-CFDT était certaine qu'il fallait positionner la charge OUIGO en priorité là où l'offre TGV classique allait être impactée et préserver ainsi les parcours professionnels. C'est cette revendication qu'elle a fait valoir tout au long de l'avancée des discussions autour de ce projet d'extension.

Le 8 septembre la CFDT Cheminots déposait une DCI auprès de la Direction de SNCF Voyages. Lors ce cette DCI, la FGAAC-CFDT a demandé que dans le cadre des futurs projets d'extension, d'autres UP en plus de Lyon Scaronne et de Rennes se voient confiées de la charge OUIGO. 

La FGAAC-CFDT a également réaffirmé le fait que le métier de conducteur était similaire entre un TGV OUIGO et un TGV classique. Pour la FGAAC-CFDT, il n'y aurait aucune plus-value à spécialiser les conducteurs dans des  roulements dédiés.

ouigoATL

 

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