FGAAC CFDT

ACCORDS D’ENTREPRISE CHEZ EURO CARGO RAIL

Les premières discussions entamées depuis le 3 juin semblent enfin laisser apparaître une prise de conscience de la direction quant à la nécessité de changer notre organisation.

Depuis le mois de février, laCFDT, avec la FGAAC-CFDT, réclamait l’ouverture de telles négociations. En effet, nous étions convaincus qu’il fallait se saisir des changements qui se profilaient avec la réforme ferroviaire comme une opportunité pour les salariés d’améliorer grandement leur quotidien et pour l’entreprise l’occasion de retrouver ce qui faisait jadis sa force : l’implication et la motivation de ses salariés.

 

Pour le moment, nous pouvons nous montrer plutôt satisfaits des premiers échanges avec la direction même si certains points sensibles devront assurément être éclaircis si nous voulons espérer parvenir à un accord.

C’est le cas notamment des heures supplémentaires. Notre Direction nous a longuement expliqué que les 117 RP des salariés roulants prévus par la future CCN, nécessiteraient une programmation à la semaine sur environ 37h43. Un lissage des heures sur plusieurs semaines voire sur plusieurs mois ne semble donc pas être à l’ordre du jour. Même chose concernant l’article 8 de la CCN que bon nombre de salariés ECR redoutent. Chez ECR, le décalage de service est basé sur le volontariat depuis 2009. Cette notion de volontariat est très clairement reprise sur un accord d’entreprise et, à moins de dénoncer cet accord, l’entreprise ne peut déroger à cette règle. Nul doute néanmoins que la Direction souhaitera parvenir à un compromit sur cette question. Sur tous ces sujets comme sur ceux à venir, La CFDT restera très vigilante et aura pour seule ambition de préserver l’intérêt des salariés.

Un autre accord est en passe de voir le jour chez ECR parallèlement à ces négociations: celui qui concerne les Congés Annuels.

La nécessité d’un protocole congé dans l’entreprise est plus qu’un besoin tant la gestion des congés s’est fortement dégradée ces derniers mois et notamment depuis la centralisation des services de planification au siège parisien de l’entreprise. Si cet accord aboutit, les salariés se verront dans l’obligation de poser 10 jours de congés consécutifs pendant la période estivale qui s’étend de septembre à octobre et 5 jours pendant les fêtes de fin d’année. En contrepartie, ils obtiendront une réponse à leur demande d’absence dans un délai raisonnable qui permettra à chacun de pouvoir s’organiser comme il se doit pour partir en vacances. Ce protocole permettra également d’encadrer les semaines de congés un peu à la manière du 19/6 en vigueur à la SNCF. Une heure de fin de service le vendredi veille de congé et une heure de prise de service le lundi pour la reprise du travail devraient en effet être fixées conformément à la demande de la CFDT.

Mais paradoxalement au bon déroulé de ces négociations et alors que la NAO 2016 est complètement en suspend et fera très probablement l’objet cette année d’une décision unilatérale, la Direction a choisi le début de l'été pour passer en force sur un sujet ô combien important: les conditions de repos des agents lors de leurs RHR.

En effet, l’annonce de la mise en place immédiate du programme qui consiste à changer radicalement le lieu d’hébergement que connaissent les salariés en découché est inacceptable et sonne comme une véritable provocation!

Sans tenir compte de l’avis des syndicats et sans attendre les résultats de l’expertise demandée sur ce sujet par le Comité d'Entreprise, la Direction a fait le choix du passage en force en instaurant les foyers Orféa. Les organisations syndicales et notamment la CFDT, opposées à ce projet, ont pourtant déjà prévenu la Direction que celui-ci serait source de tensions et que les salariés ne pourraient accepter un nouveau recul de leurs conditions de travail. Les foyers Orféa ne sont pas adaptés à notre organisation. Les risques d'agressions et de heurts avec les salariés de la SNCF sont malheureusement réels. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les hôtels ont été choisis lors du lancement d'ECR il y a 10 ans. Nos RHR sont bien trop longs pour exiger d'un salarié qu'il les passe dans des foyers où les chambres ne sont ni dotées de la télévision ni de la climatisation.

Dans le contexte actuel des négociations d’entreprise qui sont source de nombreuses interrogations chez les salariés, voire d’inquiétude, cette décision est incompréhensible et vient contredire le bon déroulé des premières discussions. Les organisations syndicales, sous l’impulsion de la CFDT, ont demandé un entretien au nouveau PDG. Nous espérons  sincèrement parvenir à une solution pour sortir du climat très tendu dans lequel nous venons d’être plongés. Les salariés d’ECR ne veulent pas abandonner leurs hôtels, la Direction devra les écouter si elle souhaite avancer et construire l’avenir. 

Accord d’entreprise et protocole congés peuvent marquer un tournant radical dans l’histoire d’Euro Cargo Rail en apportant les changements nécessaires à l’épanouissement des salariés et au développement de notre entreprise. Nous n’en sommes qu’au début et nul doute que le chemin à parcourir sera long. Néanmoins, nous voulons croire à la volonté affichée chez certains représentants de la direction de parvenir à un résultat qui soit gagnant-gagnant, même si la mise en place des foyers Orféa nous laisse sans voix. L’arrivée récente d’un nouveau PDG à la tête de notre entreprise nous donne encore plus envie d’y croire. LaCFDT, en étant force de propositions pour permettre de réelles avancées, mettra tout en œuvre pour y parvenir. Nous allons faire une pause dans les négociations en raison des vacances, mais 5 journées en septembre sont déjà prévues pour reprendre le processus.

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