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SPÉCIAL ELECTION 2015 (Article 9/29)

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Gestion des effectifs et ses conséquences

 

Ce n’est malheureusement pas l’Antidote Contre la Rage. Il s’agit de la fameuse Adéquation Charge/ Ressource qui définit l’effectif de chaque Etablissement.
Il existe trois situations dans la gestion de l’effectif : la gestion normale, le sous-effectif et le sureffectif.
La gestion la plus saine reste la gestion avec un effectif à l’équilibre. Dans ce cadre, il n’y a pas ou peu de problèmes de gestion de congés, les places en roulement sont normalement toutes attribuées. (avec un petit bémol : à condition que l’ET établisse correctement les CEFA/CEFB en conséquence ! là c’est un autre sujet mais qui a toute son importance).

La gestion du sureffectif est une gestion qui, aussi délicate à gérer que le sous effectif, même si cela n’a pas forcement les mêmes impacts. La gestion des congés isolés et des protocolaires se font sans aucun problème ou presque. Par contre, cela va engendrer la baisse inévitable de la prime traction. Cela vaut surtout pour les agents du Fret car il est assez rare de voir un Etablissement Voyageur en sureffectif. Cette prime traction va baisser et cela va principalement impacter les agents en roulement car dans ce cas, les agents en service facultatif ont une plus grande souplesse de planning et ont généralement des connaissances géographiques et des engins moteurs plus étendues que les autres.

La gestion du sous-effectif est surement la gestion qui a le plus de conséquences néfaste pour les agents. En effet, la gestion des congés, qu’ils soient inopinés ou qu’ils soient protocolaires est rendue plus délicate si le nombre d’agent n’est pas suffisant pour assurer la couverture de l’ensemble des trains. A défaut de pouvoir accorder les demandes de congés isolés, tout au long de l’année, la Direction risque de se retrouver face à un phénomène de maladie « atypique » comme cela peut se produire sur certains sites (Exemple l’ETSA), surtout au moment des périodes de forts besoins de congés. Autres conséquences : les mutations ne peuvent plus être honorées car l’établissement se retrouverait encore plus sous tension. Ceci pénalise de fait les possibilités de passerelles et met à mal le parcours pro car la direction sera moins en clin à céder des agents.


La FGAAC-CFDT ne peut que constater amèrement qu’il n’existe aucune anticipation en matière de recrutement, surtout lorsqu’on connait la durée de formation pour un TA/TB.
Même si l’exercice reste compliqué, dû essentiellement à la future concurrence dans le ferroviaire, tous le monde s’accorde à dire que les départs en retraite vont s’accélérer dans ces prochains mois, surtout lorsqu’on regarde la courbe démographique actuelle.


La FGAAC-CFDT estime qu’actuellement, il manque environ plus de 1500 conducteurs au niveau national. Les 1000 conducteurs en stage prévus cette année ne sortiront que l’année prochaine, à condition que tous les stagiaires aient réussi, ce qui est loin d’être le cas ces derniers temps.


Les conséquences de ce manque d’effectif se traduisent sur le terrain sous différentes formes. Les conducteurs de train, oubliés une fois de plus dans leur déroulement de carrière, vont devoir affronter cet été des conditions de travail déplorables, ce qui entrainera inévitablement du mécontentement, de la démotivation, et certainement des événements sécurités, dû à la fatigue notamment. D’ailleurs, sur ce point, ce ne sont pas les mesures impossibles à réaliser par les CTT et prises en urgences par le Directeur de la traction concernant l’accompagnement, que ces événements vont réduire, bien malheureusement. Il ne faut pas non plus oublier les congés refusés en bloc. Ces situations, si elles devaient perdurer, occasionneront des mécontentements légitimes dont on connait déjà les conséquences inévitables que cela générera.


Ce dossier social ne doit pas être pris à la légère par la Direction SNCF. Tous les ingrédients sont là pour créer l’amalgame entre la réforme en cours (amalgame alimentée entre autre par des faiseurs d’ombre), et les conditions de travail déplorables vécus par les ADC au quotidien.


La balle est dans le camp de la Direction, les conducteurs de train en ont marre d’être constamment montrés du doigt et laissés pour compte sous couvert d’idées reçues.

 

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