FGAAC CFDT

Edito Mars-Avril

Le patronat, soucieux de se remplir les poches le plus rapidement possible, voudrait bien réduire à nouveau les salariés au rang d’esclaves en baissant leurs salaires, et surtout en les faisant travailler plus pour gagner autant, sinon moins. La baisse des charges sociales qui leur a été octroyée n’est pas pour leur déplaire.

Regardons dans le passé. À l’époque, lorsque les 35 heures ont été mises en place avec l’approbation de certains syndicats, que s’est-il réellement passé ? C’est simple ! On a fait le même travail en moins de temps.

Souvenez-vous, la charge de travail des employés est restée identique et a même augmenté dans certains secteurs. Sauf qu’ils faisaient le même travail sur 35 heures alors qu’avant ils le faisaient sur 39. Donc augmentation de productivité et gel des salaires durant 5 ans. Et le taux de chômage n’a pas diminué pour autant ! Pure logique !

À la SNCF, cette modification du temps de travail, dénoncée à l’époque par la FGAAC, nous a valu un gel des salaires sur trois ans répercuté de fait sur les pensions. Quant à l’augmentation des effectifs, pourtant promise, cette dernière a été réduite à portion congrue. 

Aujourd’hui, certains voudraient rétablir les 39 heures voir 40 heures pour augmenter encore la productivité des salariés. Quant aux salaires, ne vous faites pas d’illusions, ils n’augmenteront pas pour autant. Selon eux, le coût de production diminuerait ce qui devrait rendre les entreprises dont la nôtre plus compétitives par rapport à leurs concurrents. Sauf que la concurrence, qui s’adapte en permanence, en fera tout autant.

Les grandes entreprises n’échappent pas à cette nouvelle logique. Ainsi, elles font des millions d’euros de bénéfices et réservent la plus grosse part de leurs dividendes à leurs actionnaires tandis que les salariés, eux, peinent à joindre les deux bouts. En fait, certains passent leurs temps devant leur écran d’ordinateur à spéculer sur le marché des actions, le plus souvent en s’enrichissant, tandis que d’autres bossent comme « des malades ».

Autre exemple assez révélateur : Les entreprises privées de travaux publics sont à la peine. Logique, les communes, les départements et régions n’ont plus d’argent pour financer les travaux. La faute à qui ? À la baisse des subventions.

Autre sujet d’actualité, le malaise de la filière agricole qui a vu le jour chez nos amis bretons. Là aussi, souvenez-vous. Suite à la pression des patrons routiers portant des bonnets rouges, suppression de l’écotaxe et le porc breton reste plus cher que celui des pays de l’Est. Ainsi, nos camarades Tchèques, Polonais, Bulgares, Roumains, lituaniens et autres sillonnent nos routes gratuitement et fournissent la grande distribution en viande bon marché. Encore une Logique mathématique, NON ?

Les cotisations sociales des cheminots n’ont pas échappé à la règle. Il fut une époque, la caisse des cheminots était largement bénéficiaire. L’État a donc ponctionné de l’argent pour payer des retraites à des gens qui n’avaient jamais cotisé tout en s’engageant à restituer cet argent le jour où la caisse des cheminots serait en difficulté. Mais aujourd’hui, « le morceau avalé n’a plus de goût » ! Et tout est fait pour réduire nos retraites.

Il est grand temps de réagir. Ce n’est pas l’augmentation généreuse de nos retraites (0,1%) qui va calmer les esprits. D’autant que malgré ce qui nous ait annoncés, le coût de la vie et surtout le prix du panier de la ménagère ne cessent d’augmenter et pas de 0,1%, mais de nettement plus ! Certes, la grande distribution fait tout pour baisser les prix au détriment de la filière agricole, mais en contrepartie la qualité de notre alimentation est plus « chimique » que jamais.

L’Europe et ses institutions sont en grande partie responsables de nos problèmes actuels. Les euro-technocrates pondent des lois ultras libérales au détriment des peuples sans tenir compte des conséquences dramatiques que cela pourrait avoir à terme. Comme l’histoire est un éternel recommencement, le pire serait-il à craindre ?

Loin de se satisfaire de l’obole qui vient de leur être octroyé, les retraités avec l’Union Nationale des Retraités de la FGAAC, font part de leur mécontentement et revendiquent une hausse conséquente et non symbolique de leurs retraites.

Philippe Deschodt

Secrétaire National

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