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Inflation

En 2016, la croissance sera plus forte que prévu à 1,6 %

L'Insee prévoit une croissance de 1,6 % en 2016 en France, plus forte que prévu. Le fort redémarrage des investissements des entreprises reste la principale explication.

L'économie tricolore va reprendre des couleurs cette année. C'est en tout cas ce que prévoit l'Insee selon qui la croissance devrait atteindre 1,6 % en 2016. Il s'agit de 0,4 point de plus qu'en 2015.

Le produit intérieur brut (PIB) français devrait augmenter à un « rythme modéré » au second semestre, progressant de 0,3 % au troisième trimestre et de 0,4 % au quatrième, anticipe l'Insee dans sa note de conjoncture publiée hier.

Cette prospective ne prend toutefois pas en compte l'hypothèse d'un Brexit qui selon plusieurs organismes de prévisions européens et mondiaux coûterait au vieux continent plusieurs dixièmes de points de croissance. Selon les analystes de l'Insee, la nature de cette croissance change. Alors que les stimulus étaient surtout externes en 2015 (baisse du prix de l'énergie, taux d'intérêt au plus bas…), en 2016 les ressorts de la croissance sont surtout internes. C'est essentiellement la reprise de l'activité des entreprises qui se diffuse à l'emploi. « De ce fait, la croissance s'auto-entretient », a expliqué Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture.

L'investissement des entreprises redémarre

Cette prévision de 1,6 % dépasse le pronostic du gouvernement, qui table pour l'heure sur 1,5 % de croissance sur l'ensemble de l'année.

Selon l'institut statistique, « l’investissement des entreprises serait le principal facteur d'accélération de l'activité française », augmentant de 4,7 % en 2016, un niveau « inédit depuis 2007 ».

Cette hausse est favorisée par des perspectives de demande et des conditions de financement favorables et le redressement du taux de marge des entreprises. L'allégement des charges des entreprises consécutif notamment au Crédit impôt compétitivité emploi (CICE) commence donc à porter ses effets sur l'économie réelle.

De son côté, la consommation des ménages, qui a nettement rebondi au premier trimestre (+1 %), tirée notamment par les dépenses en chauffage et les achats de billets pour l'Euro 2016 de football, devrait continuer de progresser de 1,6 % au total sur l'année, après +1,5 % l'an dernier. Leur pouvoir d'achat devrait continuer à progresser à « un rythme soutenu » (+1,7 % après +1,6 % en 2015), malgré la légère reprise de l'inflation, attendue à +0,7 % fin décembre en raison de la légère remontée des prix du pétrole.

Les exportations à la peine

Si la demande intérieure redémarre, le commerce extérieur devrait nettement freiner l'activité en 2016. Il devrait même contribuer négativement à la croissance à hauteur de 0,7 point de PIB. « Depuis trois trimestres, les exportations marquent le pas avec la dissipation progressive des effets de la baisse de l'euro et la faiblesse persistante de la demande en provenance des pays émergents » selon l'Insee.

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