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Automédication

28 produits "à proscrire"

L'association 60 millions de consommateurs a passé 61 médicaments d'automédication à la loupe. La moitié serait à proscrire à cause d'un rapport bénéfice/risque défavorable. 

 

En 2008, le ministère de la Santé a autorisé les pharmacies à vendre des médicaments en libre-service. De 220 autorisés à l’époque, on en compte désormais près de 500. Si l’on ajoute les 2 000 spécialités disponibles sur demande au comptoir, les Français ont désormais accès à plus de 2 500 médicaments sans ordonnance. Bien que destinés à soigner des maladies bénignes, certains de ces médicaments peuvent provoquer des effets indésirables disproportionnés. Après lesautorités sanitaires suédoises, c'est le dernier hors-série de 60 Millions de Consommateurs « Se soigner sans ordonnance » qui alerte sur les risques de l'automédication. L'association présente une liste des médicaments dangereux contre les maux de l’hiver et les troubles digestifs.

Le Pr Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien, et Hélène Berthelot, pharmacienne experte auprès de la HAS (1), ont passé au crible 61 médicaments accessibles sans prescription médicale, parmi les plus vendus. Parmi les résultats qu'ils rapportent, 28 seraient « à proscrire », le rapport bénéfice/risque étant, selon eux, « défavorable en automédication ».
Ces médicaments comporteraient en effet trop de contre-indications et des effets indésirables disproportionnés pour soigner des maux passagers, sans compter que certains contiennent des substances inefficaces. « Les malades devraient particulièrement se méfier des médicaments associant plusieurs substances », alerte l'association de consommateurs.

C'est le cas de médicaments très connus contre le rhume. Parmi eux, l'Actifed®, le Nurofen®, ou encore le Dolirhume®. Dans le viseur des experts, figurent aussi des produits pour lutter contre les maux de gorge, l'Humex® et le Maxilase® seraient ainsi à proscrire. Ce dernier peut, entre autres, provoquer des allergies plus ou moins graves (éruptions cutanées, urticaires, œdèmes, etc).

Plus rassurant peut-être, les 20 autres médicaments classés « faute de mieux » : leur efficacité est indiquée faible ou non prouvée, mais ils n’ont pas, peu ou très rarement d’effets indésirables. Pour la digestion difficile (Spasfon®) et la diarrhée (Smecta®) deux produits très connus du grand public figurent dans cette catégorie. Enfin, 13 sont « à privilégier » pour leur rapport bénéfice/risque favorable, ouf on respire !

Selon un sondage réalisé parMediaprism, 78 % des Français ont recours à l’automédication et 84 % pensent ne pas consommer trop de médicaments. Et dans un classement par région,la Corseest apparue récemment comme la championne française des médicaments d'automédication. La Picardie, elle, était en queue de peloton.

Et les Picards semblent être très représentatifs des Français, puisque ces derniers sont connus en Europe pour bouder l’automédication. Pourtant, l’édition 2015 du3ème Observatoire européen de l’automédication de l’AFIPA(2) révélait encore cette année que les médicaments en France sont parmi les moins chers d'Europe.

(1) Haute Autorité de Santé 

(2) Association Française de l'Industrie Pharmaceutique pour une Automédication responsable

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